17 août 2018

Quelle est la différence entre un prêtre et un pasteur ?



Si le prêtre et le pasteur sont deux personnages incontournables de romans, de films ou d’histoires, il est plus difficile de dire clairement ce qui les différencie. Chrétiens tous les deux, ils n’ont pas la même profession de foi et donc leur rôle et leurs prérogatives sont différentes en fonction la façon (Catholique ou Protestante) dont on interprète les Saintes Écritures.

Une différence de fond…

Dans le catholicisme romain, le prêtre est l’intermédiaire entre le Christ (le Dieu sauveur) et les fidèles : on dit qu’il a un sacerdoce. Le prêtre représente le Christ vis-à-vis des croyants et représente les croyants vis-à-vis du Christ.

Dans le protestantisme, le Christ lui-même est le seul intermédiaire entre Dieu et le croyant. Jésus est alors le Prêtre par excellence. Le pasteur a pour mission d’interpréter et de proclamer les Saintes Ecritures (la Bible) afin de « nourrir » les croyants. Il n’a donc pas de sacerdoce.

Des différences de forme…

Lors de son ordination, le prêtre catholique reçoit un pouvoir sacramentel qui lui permet d’agir au nom du Christ. Le Pasteur n’est pas ordonné et ne reçoit aucun pouvoir. Les habits liturgiques du prêtre sont une aube et une étole qui symbolisent son ordination et son pouvoir. Le pasteur réformé est habillé d’une robe pastorale indiquant qu’il a la formation nécessaire et suffisante pour interpréter les Écritures avec justesse.

Par discipline ecclésiastique, le prêtre ne se marie pas (mais il existe des cas particuliers de prêtres mariés). Il est ainsi entièrement voué à son ministère (service). Le pasteur se marie et fonde une famille s’il le désire, ce n’est toutefois pas une obligation.

Le prêtre catholique est un homme, alors qu’une femme peut devenir pasteur (bien que cela se voit plus rarement dans les branches évangéliques du protestantisme).

Le prêtre catholique et indispensable à l’existence même de l’Eglise (en tant que réunion de tous les croyants), alors que dans le protestantisme, l’absence du pasteur, bien que regrettable, n’empêche pas l’Eglise de se réunir et de rendre un culte à Dieu.