7 août 2017

Quelle est la différence entre patriotisme et nationalisme ?



Le terme patriotisme est lié à la notion de patrie (du latin « pater » : père) qui désigne généralement un pays dans lequel les habitants se reconnaissent une unité historique, linguistique et culturelle.

Le patriote exprime un amour et une fierté particuliers pour sa patrie qui représente pour lui ses racines et qui l’encourage à la servir de son mieux comme signe de fidélité. Le patriotisme dépasse les clivages sociaux, politiques ou religieux par exemple pour placer l’unité et l’amour du pays comme supérieurs à toute autre considération. Le patriote aura ainsi une attitude protectrice vis-à-vis de tout ce qui symbolise ce creuset commun (langue, monument, art…etc). Dans des cas extrêmes, le patriotisme peu prendre des allures presque mystiques amenant le patriote à accepter de risquer sa vie pour défendre les intérêts de son pays comme ce fut le cas en 1914 et en 1939 dans toute l’Europe.
Aujourd’hui, en France, le patriotisme de la population se manifeste communément sur le plan économique par une préférence pour les services et les biens produits sur notre sol où, au moins, par des entreprises françaises.

Le terme nationalisme (du latin « natio » : naissance) correspond à une doctrine politique qui vise à travailler à l’indépendance de la nation lorsque celle-ci est sous domination étrangère. L’unité historique, linguistique et culturelle définissant un peuple, le nationalisme est fondé sur le principe du « droit des peuples à disposer d’eux-mêmes ». Le nationaliste refuse donc l’assimilation ou l’intégration à un autre peuple. On utilise souvent aujourd’hui le terme d’indépendantistes comme dans le cas des Corses ou des Basques.
Dans le cas d’un pays indépendant et souverain, le nationalisme est une volonté politique de survaloriser le peuple en dévalorisant parallèlement les autres. En s’appuyant sur des peurs parfois irraisonnées, on va présenter l’assimilation ou l’intégration de peuples étrangers comme un poison ou une trahison. Poussé à l’extrême, ce type de nationalisme peu devenir violent et conquérant comme l’Allemagne nazie des années 1930 et 1940.

Ainsi un nationaliste est logiquement patriote, mais un patriote n’est pas forcément nationaliste.