26 février 2018

Quelle est la différence entre scanner et IRM ?


Il s’agit de deux examens radiologiques que peut vous prescrire votre médecin. S’ils possèdent des points communs, ils ont aussi de vraies différences qui motiveront votre médecin dans le choix de l’un ou de l’autre. Découvrons quelle est la différence entre scanner et IRM.

Bien venu à bord !

Passer un scanner ou une IRM, c’est entrer dans un tunnel pour 5 à 10 minutes (scanner) ou 30 minutes (IRM). Pas forcément inconfortable mais plus long, le tube de l'IRM reste exigu et peut poser de sérieux problèmes aux personnes claustrophobes. Les deux machines acquièrent des images numériques en coupe de votre corps qui permettent ensuite de reconstruire une vue générale en deux ou trois dimensions de vos organes. C’est cette image reconstruite qui est analysée par le radiologue. Les deux systèmes nécessitent généralement l’injection intraveineuse d’un produit de contraste qui améliore l’identification de problèmes au niveau des vaisseaux sanguins ou de tumeurs.

Que préférez-vous ? Etre irradié ou…

Le principe du scanner repose sur la propriété des différents tissus à absorber de manières différentes les rayons X. On évite autant que possible ce type d’exposition pour les femmes enceintes ou les enfants. Ce système permet toutefois d’obtenir une excellente précision améliorant la visibilité des structures internes de dimensions inférieures au millimètre. La présence de métal (plaque, ressort, etc…) dans le corps ne pose pas de problème. Il est particulièrement performant sur la matière osseuse.

…mis en résonance ?

Le corps humain est composé à plus de 60% d’hydrogène. L’IRM exploite la particularité des noyaux de l’hydrogène d’émettre des signaux détectables lorsqu’ils sont soumis à un puissant champ magnétique et des ondes de fréquence égale à la fréquence de rotation du noyau (appelé phénomène de résonance). Ce système permet de mieux identifier par contraste les tissus de compositions différentes. Ceci permet une approche à la fois anatomique et fonctionnelle, améliorant grandement le diagnostique précoce de maladies. Elle est plus performante pour l’étude des parties molles du corps.

Quelques inconvénients…

Tout système, même performant a ses limites. Le scanner, bien que rapide, est une technique qui soumet le corps à des radiations qu’il est nécessaire de limiter au maximum. L’IRM, plus lente mais sans danger connu, nécessite d’isoler la machine et le patient de la pollution des ondes radio environnantes. Elle est toutefois déconseillée aux porteurs de matériel interne (stimulateur cardiaque, ressort, clip intra-crânien, etc…).

Evidemment, le mieux reste de n’avoir besoin ni de l’un, ni de l’autre !