16 avril 2018

Quelle est la différence entre hiverner et hiberner ?


Beaucoup connaissent la comédie « hibernatus » d’Edouard Molinaro (1969) avec Louis de Funes dans lequel un homme de 25 ans est retrouvé congelé dans les glaces de l’Arctique mais encore vivant 65 ans après sa disparition. La redécouverte de ce film de ma jeunesse m’a amené à la question : « pourquoi hiberner et non hiverner ? ». Est-ce une erreur ?



Deux orthographes pour deux réalités

Les deux mots, « hiverner » et « hiberner » existent. Différenciés par une seule lettre, ils désignent deux manières de passer l’hiver pour les animaux. Hiverner implique un déplacement, une migration vers des zones géographiques plus chaudes, chez les oiseaux en particulier : oies sauvages, grues ou hirondelles par exemple. Ce voyage s’accompagne de pauses, de périodes de somnolence régulières. Les chevaux et les vaches vont aussi hiverner mais dans une écurie et à l’étable et sous la conduite des éleveurs.

L’hibernation est un ralentissement de l’activité physiologique, un état de léthargie profonde, comparable à un long sommeil pendant l’hiver. Le métabolisme est profondément modifié car seules les fonctions vitales restent actives : la température du corps chute de manière importante, la respiration et le rythme cardiaque ralentissent considérablement. L’ours, la marmotte ou le hérisson hibernent.

Hibernatus est une fiction, car l’homme peut éventuellement hiverner en allant passer la saison froide sur les bords de la Méditerranée, mais il ne peut en aucun cas hiberner. Il reste toutefois une bonne comédie familiale.